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Gilles LECLERC

Date de décès
1999-09-27
Date de parution
1999-09-30
Conjoint(e)
Parents
Néréa St-Pierre
Clément Leclerc
Source(s)
Cyberpresse - Le Soleil, Québec, QC
Texte intégral
LECLERC Gilles Entouré de l'amour de sa famille ainsi que de celui de ses proches, soutenu par l'amitié de ses anciens collègues, Gilles Leclerc, philosophe, poète, écrivain, s'est éteint à l'hôpital de l'Enfant-Jésus (CHA), le 27ème jour de septembre 1999 à l'âge de 71 ans. C'était un homme de grande intégrité, d'une grande distinction, un homme de pensée, un esprit remarquable, un perfectionniste. Tous les gens qui l'ont connu et côtoyé garderont le souvenir d'un homme infiniment présent, disponible, magnanime, généreux. C'était un homme très humain, noble, digne, humble, d'une grandeur d'âme exceptionnelle. Il nous a demandé, avant de partir, de saluer tous les amis qu'il a connus ainsi que les amis proches qu'il n'avait pas revus depuis un bon moment. Une amie, en parlant de lui, a relaté ce qui suit peu avant cette fin ultime. Ce sont les paroles d'une chanson de Jacques Brel: «Il y en a qui ont le coeur si large qu'on y entre sans frapper, le coeur si large qu'on en voit que la moitié.» Il a rempli notre vie. Il a tant donné, nous a tant donné, sans JAMAIS demander en retour. Fils de feu Néréa St-Pierre et de feu Clément Leclerc, frère de feu l'abbé Marcel Leclerc et de feu soeur Bibiane Leclerc, il laisse dans le deuil son épouse Madeleine Déry, ses filles Nathalie et Marie-Odile, ses petites-fille Élodie et Katia, ses frères Gérard et Normand, sa soeur Colette, ses beaux-frères Ronald Desjardins et André Déry, ses belles-soeurs Jeanne Dufour, Janine Raymond et Gisèle Fontaine. Il laisse également dans le deuil de nombreux neveux, nièces, cousins, cousines, amis et anciens collègues de travail. Gilles Leclerc a fait ses études classiques au séminaire de Nicolet, la ville dont il s'est toujours dit originaire bien qu'il soit né à Saint-Rosaire d'Arthabaska le 24 juin 1928. Il vécut à Montréal de 1952 à 1963, période autour de laquelle il travailla brièvement au journal Le Devoir, ainsi qu'au service des sports de Radio-Canada entre 1955 et 1962. Entré en 1963 comme premier employé professionnel au premier Office de la langue française fondé en 1962 à Montréal par le ministre P.-É. Lapalme et dirigé par Jean-Marc Léger, il a été, avec feu M. Maurice Beaulieu, un pionnier de cet organisme qu'il ne parvenait plus à quitter après l'âge de la retraite, tant il avait été toute sa vie amoureux de sa langue maternelle. Gilles Leclerc est resté jusqu'à la fin un défenseur inconditionel du français correct. Il avait fallu son esprit indépendant et visionnaire pour prévoir, au début de la décennie 70, l'importance que la néologie allait prendre, à partir de la fondation d'un secteur de ce nom à l'O.L.F. en décembre 1972, jusqu'à en venir, en cette fin de siècle, à dominer les travaux terminologiques en raison de l'apparition des technologies de pointe. Sa profonde connaissance de la langue anglaise ainsi que des racines grecques, lui valut de créer, à partir de 1974, la longue série d'ouvrages Néologie en marche qui constitua une contribution majeure à la francophonie en Europe, Afrique et Amérique. Cette initiative fut suivie plus tard par dix pays, parmi lesquels la Russie, la France, l'Italie, l'Espagne et le Mexique. En 1979, ce terminologue prolifique avait déjà traité, en français, plus de 700 termes anglo-américains puisés dans les publications les plus connues. Gilles Leclerc participa à de nombreux colloques sur la linguistique et la terminologie et fit également partie de la commission s'occupant du permier réseau de collaboration avec la France, où il prit part à des missions. Parmi ses oeuvres figurent, à partir de son premier recueil de poésie, La chair abolie, en 1956
Signaler une erreur · Aide ⬇ CSV ⬇ GEDCOM ⬇ PDF Créé le 1999-09-27 • ID #603387

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