Texte intégral
Malvina Côté Lepage Girard 1915 - 2010 On ne vit pas sans se dire « adieu » On ne vit pas sans « mourir » un peu Aujourd'hui, c'est la « mort » dans l'âme que je vous quitte, mais comme disait Félix: « C'est grand la mort, c'est plein de vie dedans ». Native de Saint-Paul-de-la-Croix, j'ai grandi à Rivière-Trois-Pistoles où mes parents, Joseph Côté et Caroline St-Pierre, ont trimé dur pour nous éviter la misère. À 19 ans, j'ai rencontré l'Amour avec un grand « A ». Jean Lepage, originaire de Rivière-Bleue, était le fils aîné de Johnny Lepage et de Clara Dionne. Notre mariage a été célébré le 23 novembre 1934 et notre avenir s'annonçait merveilleux. Avec lui, j'ai tout quitté pour aller vivre à Estcourt, où il travaillait. Nous avons connu sept années de grand bonheur et avons célébré la venue de cinq enfants: Jean-Paul, Lucette, Esther, Jean-Guy et Micheline. Le 28 octobre 1941, j'ai connu la plus grande douleur qu'on puisse imaginer, celle d'une épouse qui perd l'amour de sa vie, et celle d'une mère qui perd son fils aîné, âgé de 6 ans, et sa dernière-née, âgée de 40 jours. Tous trois ont péri dans l'incendie de notre maison familiale. Avec le temps, la peine s'est estompée mais les souvenirs demeurent. Malgré les épreuves, j'ai reçu beaucoup de la vie, l'amour surtout, avec ses joies et ses peines. Après trois années de veuvage, je me suis remariée à Ludger Girard qui deviendra le père de mes deux autres fils, Ghislain et Denis, aujourd'hui décédés. Suite à sa mort, ma deuxième famille était entièrement décimée. Je suis de nouveau veuve mais il me reste trois enfants de mon premier mariage. Mes chers enfants, ne pleurez pas. Laissez-moi partir. J'ai pleuré moi-même à l'idée de devoir vous quitter. C'est si précieux la vie, elle m'a tant donné et tant laissé... d'abord la vie, puisque ceux que j'aimais l'ont perdue si jeunes, puis la santé, qui ne m'a jamais trahie, et bien sûr, ma longévité... Mais vieillir, c'est se rapprocher de la mort. Je suis si fatiguée. L'usure et le décès de mes enfants m'ont foudroyée. D'un commun accord, dégénérescence et vieillesse ont attaqué ma vue et ma mobilité. De la fenêtre au lit, puis du lit au lit, j'ai dû quitter cette terre avant qu'elle ne perde sa beauté. Aujourd'hui, la mort, c'est la vie!. Du haut du ciel, je vous suis et je pleure avec vous, enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants. Ma chère soeur Bébianne (Robert Rioux) , mes gendres André Lizotte (Lucette) et Paul-Henri Durand (Esther) ; belles-filles Liette Maurice (Jean-Guy) , Thérèse Côté (Ghislain) , neveux, nièces, beaux-frères, belles-soeurs, parents, amis. La famille recevra les condoléances à la Maison Funéraire J.P. Morin & Fils inc 491, de l'Église, Saint-Éleuthère le mercredi 30 juin 2010 de 19h à 22h et le jeudi 1er juillet de 12h à 13h45. Le service religieux sera célébré le jeudi 1er juillet 2010 à 14h en l'église d'Estcourt, suivi de l'inhumation au cimetière paroissial. Toute marque de sympathie peut se traduire par un don à F.L.A.M, (grands brûlés) , 1750, avenue de Vitré, bureau 102, C.P. 30, Québec (Québec) G1J 1Z6. La direction des funérailles a été confiée à la Maison Funéraire J. P. Morin & Fils inc 1924, Principale, Pohénégamook Renseignements: 418 859-2951 Salon: 418 859-2631 Sans frais: 1-800-300-2951 Télécopieur: 418 859-2666 Courriel: rf.jpmorin@videotron.ca www.groupefunérairecaron.com Parution: 2010-06-29 au 2010-06-29 dans Le Soleil - 2262304